Geneviève de Galard: L'ange de Dien Bien Phu

Publié le par Souvenir Français

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Les circonstances de la Seconde Guerre mondiale ont contraint sa famille à quitter Paris pour Toulouse.

Geneviève de Galard obtient le diplôme d’état d’infirmière et devient convoyeuse au sein de l’armée de l’air française. À sa demande, elle est affectée en Indochine à partir de mai 1953, au cœur de la guerre qui oppose les forces françaises à celles du Việt Minh.

Stationnée à Hanoï, elle opère des évacuations sanitaires par avion à partir de l'aéroport de Pleiku. À partir de janvier 1954, elle participe aux évacuations de la Bataille de Điện Biên Phủ. Ses premières victimes transportées sont principalement des soldats souffrant de maladies. Mais à partir de mi-mars, la plupart d'entre eux sont des blessés de guerre. Parfois, les avions sanitaires de la Croix-Rouge devront se poser au milieu des barrages d'artillerie Việt Minh.

Le 27 mars 1954, le C-47 sanitaire de la Croix-Rouge, avec Geneviève de Galard à son bord, tente d'atterrir de nuit sur la courte piste de Dien Bien Phu. L'atterrissage est trop long et le moteur gauche de l'avion est sérieusement endommagé. Les réparations ne pouvant s'effectuer sur place du fait des conditions (terrain inapproprié), l'avion est abandonné et, à l'aube, l'artillerie Việt Minh le détruit ainsi que la piste, les rendant irréparables.

Geneviève de Galard se porte alors volontaire pour servir comme infirmière dans l'hôpital de campagne commandé par le Docteur Paul Grauwin. Bien que le personnel médical masculin soit initialement hostile - elle était la seule femme dans le camp - ils feront finalement des adaptations de logement pour elle. Ils lui arrangeront également un semblant d'uniforme à partir de bleus de travail camouflés, de pantalon, de chaussures de basket-ball et d'un t-shirt. Geneviève de Galard fit de son mieux dans des conditions sanitaires dérisoires, consolant ceux sur le point de mourir et essayant d'entretenir le moral face aux pertes humaines montantes. Plus tard, beaucoup d'hommes la complimenteront pour ses efforts.

Le 29 avril 1954, Geneviève de Galard est faite chevalier de la Légion d'honneur et est décorée de la Croix de guerre par le commandant du camp retranché de Dien Bien Phu, le général de Castries. Le jour suivant, pendant la célébration de la Bataille de Camerone, la fête de la Légion étrangère, Geneviève de Galard est nommée légionnaire de 1re classe honoraire aux côtés du lieutenant-colonel Bigeard, commandant du 6e BPC.

Les troupes françaises de Dien Bien Phu cessent le combat le 7 mai 1954 sur ordre du commandement militaire de Hanoï. Le Việt Minh autorisera cependant de Galard et le personnel médical à continuer les soins sur les blessés. Geneviève refusera toujours toute coopération, quand certains Việt Minh commenceront à utiliser les médicaments pour leur propre usage, elle en cachera dans sa civière.

Le 24 mai 1954, Geneviève de Galard est évacuée sur Hanoï, en partie contre sa volonté.

Le 29 juillet 1954, le président Eisenhower lui attribue la médaille de la Liberté (Medal of Freedom)[1] lors d’une cérémonie dans la roseraie de la Maison Blanche à Washington.

Elle est élevée en 2008 à la dignité de Grand officier de l'ordre national du Mérite[2] et en 2010 à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur[3].

Elle vit, en 2008, à Paris avec son mari, Jean de Heaulme[4], qu'elle a épousé le 14 juin 1956 en l'église des Invalides à Paris.

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Genevi%C3%A8ve_de_Galard

Mme Geneviève de Galard que l'on surnomma l'ange de Dien-Bien-Phu est faite prisonnière le 7 mai1954, avec le médecin commandant Grauwin, elle obtient de soigner les blessés en échange d'un télégramme de remerciement à Ho Chi Minh. Son courage et dévouement lui valent plusieurs décorations.

 

Voici le texte de sa citation à l’ordre de l’armée:

 

"Mademoiselle Geneviève de Galard Teraude

Convoyeuse de l'air du GMMTA, seule femme présente à Dien Bien Phu pendant la bataille, a suscité l'admiration de tous par son courage tranquille et son dévouement souriant.

Arrivée le 28 mars avec le dernier avion sanitaire qui ai pu se poser, s'est immédiatement mise à la disposition du Médecin commandant de l'antenne chirurgicale.

De sa propre initiative, et malgré les violentes concentrations de l'artillerie ennemie, visita les blessés du centre de résistance pendant les furieux assauts du 30 mars au 2 avril.

Vivant parmi les blessés, couchant sur un brancard dans l'atmosphère étouffante de l'antenne, elle prodigua ses soins avec une activité inlassable, à toute heure du jour ou de la nuit.

D'une compétence professionnelle hors pair et d'un moral à toute épreuve, elle fut une auxiliaire précieuse pour les chirurgiens et contribua à sauver de nombreuses vies humaines.

Restera, pour les combattants de Dien Bien Phu, la plus pure incarnation des vertus héroïques de l'infirmière française"

Pour attribution
Le Colonel Langlais Cdt la Défense

p/o le capitaine Roy
Avril 1954

 

sources : http://www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t2082-l-ange-de-dien-bien-phu

 

 

Stéphane LEONI

Publié dans HISTOIRE CONTEMPORAINE

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