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| Le lundi 1er juillet 1916, à 7h30, débute une gigantesque offensive anglo-française sur la Somme, la plus insensée et la plus sanglante de toutes les batailles de la Grande Guerre de 1914-1918. Son souvenir demeure très vif chez les Britanniques, dont toute une génération de jeunes soldats a été fauchée sur la Somme. André Larané
Un projet ancien Les alliés français et anglais ont décidé de lancer une offensive conjointe sur la Somme dès décembre 1915 à Chantilly en vue d'en finir avec l'enlisement dans les tranchées. Mais trois mois plus tard, les Allemands les prenaient de vitesse en lançant une attaque massive sur le saillant français de Verdun. L'état-major français espère que l'offensive sur la Somme soulagera le front de l'Est. Des forces considérables sont donc massées entre Albert et Chaulnes. Les armées françaises des généraux Fayolle et Micheler au sud ainsi que les armées anglaises des généraux Rawlinson, Gough et Allenby au nord font face à la IIe Armée allemande du général von Below. L'offensive est précédée par une intense préparation d'artillerie. Pendant une semaine, 1,6 millions d'obus tombent sur les lignes allemandes. Quelques minutes avant l'assaut, les sapeurs britanniques font sauter deux mines énormes sous les lignes allemandes. Les alliés sont persuadés d'avoir liquidé toute résistance du côté ennemi. C'est au point que le général en chef britannique Sir Henry Rawlinson, soucieux d'épargner à ses hommes une fatigue inutile, leur recommande de monter à l'attaque en ordre de parade et non pas en courant ! Dans les faits, les Allemands, endurcis par deux années éprouvantes, ont résisté aux bombardements et attendent l'assaut de pied ferme. La plupart des soldats anglais sont quant à eux des engagés volontaires qui n'ont aucune expérience du feu. Dès les premières minutes, ils succombent en grand nombre dans les barbelés qui séparent les ennemis. Effrayé par l'ampleur des pertes, le général Rawlinson songe à un repli mais il en est empêché par son supérieur, le général Sir Douglas Haig.
Le 1er jour de l'offensive, on compte pas moins de 60.000 pertes du côté britannique, dont 20.000 tués. Les Allemands essuient de leur côté quelque 20.000 pertes. |
©2006: Origine: http://www.herodote.net/histoire07010.htm?main=707bc62ca37c22d4af61e43335e81a93
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par Arthus Bertrand
< Aucune justice n'est possible pour les morts...
mais si nous ne pratiquons pas le "devoir de mémoire",
ils mourront une seconde fois> nous rapelle Elie Wiesel
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