Histoire d'une libération, celle de Paris.

Publié le par Souvenir Français


Paris martyrisée,
Paris humiliée mais,
Paris libérée...

Un homme immense descend l’avenue. Immense par la taille mais aussi par son prestige. Chacun se presse pour le voir, le toucher peut-être ! Si c’est possible. C’est ainsi, les Parisiens aiment admirer.
L’homme est entouré de ses adjoints. Il semble calme mais surtout satisfait. Il est sur le point de gagner sa bataille. Celle qu’il avait entamée Presque 5 ans auparavant.
A cette époque, le Général de Gaulle
était presque seul ! Peu avaient cru en lui.
Il savait qu’il serait la victime expiatoire de beaucoup. Qu’il serait le traître à la patrie ! Il le devint, il fût jugé par contumace et condamné. 
Quand certains avaient décidé de collaborer, d’autres avaient préféré attendre et voir !
Le Général de Gaulle
a cette force de caractère gigantesque qui lui assure la certitude qu’il a raison.
André Malraux disait de lui "il portait en lui le besoin de transformer la confusion en ordre comme tous les hommes de l’Histoire qui ne sont pas des hommes de théâtres ". Lui disait simplement : " Le caractère c’est d’abord de négliger d’être outragé ou abandonné par les siens. "

Le Général de Gaulle avance sur cette immense avenue. La plus belle du monde disait-on. Il avait négligé d’être outragé car il savait que " La fin de l’espoir est le commencement de la mort ".

Pourtant, rien ne lui fût facile. La France politique acceptait sa nouvelle condition de pays soumis à son occupant. Cette France avait élu un Maréchal de France pour la diriger. Il ne l’acceptait pas ! Il refusait cette allégeance à l’ennemi.

  " La France a perdu une bataille mais n’a pas perdu la guerre ".
Fort de cet immense caractère, il fît appel à tous les Français, de toutes confessions et de tous les partis politiques. La France est occupée ! La France doit être libérée, la France doit retrouver son rang parmi les Nations libres et indépendantes.
Rien ne lui fût épargné. " 
Il fallait que la France ne cédât jamais sur la question de son indépendance, en quelque occasion qu’elle fût posée. Un pays qui fait la moindre concession sur ce point est perdu. C’est pourquoi, aussi cher que cela nous ait coûté, aussi pénible que cela m’eût été, j’ai toujours répondu par une gifle aux gifles que me donnaient Roosevelt et Churchill ".

Aujourd’hui, le voilà qui salue la foule. Cette France humiliée, cette France libérée. Son message à la radio fût entendu. Les Français écoutèrent et comprirent son message ! " 
Une porte a livré passage à tous les malheurs qui frappèrent la France à travers son histoire ; C’est la porte où avaient fui les enseignements du passé ! "

C’est donc la France, la vraie qui défile en ce grand jour de la Libération de Paris ! Paris redevenue le capital de la France,

Paris martyrisée, humiliée qui a pris les armes pour accélérer sa libération. Paris qui s’offre à ses libérateurs et au premier d’entre eux : Le général de Gaulle.

C’est à cet homme et à tous ceux qui l’ont suivi dans cette bataille que sont réservés les plus grandes acclamations.
Demain, les temps seront difficiles ! Qu’importe, nous sommes libres aujourd’hui !
Nous le devons à ces hommes qui se sont battus et sont morts pour que France soit de nouveau forte, puissante et rayonnante aux yeux du monde.

Merci à vous compagnons de bonnes et de mauvaises fortunes.
Merci aux morts sur tous les champs de batailles.
Merci à tous ceux qui permirent cette descente des Champs Elysées, au général Leclerc, à Maurice Kriegel-Valmirond, au Colonel Rol Tanguy.
Merci à vous Général de Gaulle
.
Vous avez été grand ! Mieux, vous avez été immense. Paris s’est libérée par elle-même certes, mais sans votre élan rien n’aurait pu se faire !

Un dernier mot tout de même pour saluer le geste d'honneur du Général Dietrich von Choltitz gouverneur militaire de la garnison de Paris. 
Les Allemands sont encore 20 000 à défendre la capitale. Équipés de chars alors que l'insurrection n'a aucune arme à leur opposer, ils se replient pourtant.
Le gouverneur accepte le cessez-le-feu dans l'après-midi du
19 août
. Conscient que la destruction des infrastructures de Paris serait inutile.
Il refusa l'ordre fou de Hitler de détruire Paris.

Gérard Brazon

Publié dans HISTOIRE CONTEMPORAINE

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