11 Novembre 1940: Une date et des étudiants oubliés!

Publié le par Souvenir Français

Ils avaient 15 ou 16 ans. Ils étaient lycéens à Janson de Sailly, Henri IV, Voltaire. Ils avaient 18 ans et étaient étudiant en fac de médecine ou de droit et à la Sorbonne où les allemands organisaient des conférences antisémites.

Le 11 novembre 1940, 3000 d'entre eux, spontanément comme le futur auteur dramatique Jean Claude Brisville, ou s'étant passé la consigne, remontent les Champs Elysées jusqu'à l'Arc de triomphe pour célébrer le soldat inconnu et chanter la Marseillaise- cela au nez des allemands qui ont interdit "toute évocation d'un souvenir insultant pour le Reich"! C'est la première manifestation patriotique depuis l'armistice de juin. Elle a des conséquences terribles. Près d'un milliers de garçons et de filles sont arrêtés par les soldats allemands et par les policiers parisiens qui font la chasse à toutes expressions de l'identité nationale ! Ils furent tabassés à coup de crosse de fusil, de matraques comme Pierre Le franc, futur directeur de cabinet du général de Gaulle. Ils subissent des simulacres d'exécutions. Plusieurs sont déportés à Ravensbrück. Ces jeunes héros auraient mérités d'être célébrés au moins à l'égal de Guy Mocquet le militant communiste arrêté un mois plutôt à la gare de l'Est non pas comme résistant (Le pacte germano-soviètique n'était pas rompu) mais parce qu'il distribuait des tracts anticapitalistes! Or ils sont tombés dans l'oubli. Il fait remercier Maxime Tandonnet, conseiller à l'Elysée, auteur d'ouvrages sur l'Europe de l'immigration, d'avoir reconstitué cette journée de façon si vivante dans un petit livre bouleversant, 1940, un autre 11 novembre édition Tallandier.

Christine Clerc - Valeurs Actuelles


Ce sont des pages comme celle-ci qui nous rappellent que la France de 1940 ne fût pas celle que l’on veut bien nous dire. La jeunesse était concernée par la défaite, elle était patriote et concernée par l’identité nationale. Cette fameuse identité nationale qui devrait représenter des heures sombres pour certains, mais qui ont été aussi des lumières, celles des débuts de la Résistance !
Nous étions le 11 Novembre 1940, c’étaient des jeunes de la bourgeoisie et des nantis de l’époque. Ils furent torturés bien avant que d’autres soient entrés en résistance après Juin 1941. En même que d'autres partis rejoindre de Gaulle à Londres. Pourquoi donc ces gamins de 16 à 18 ans, furent-ils oubliés après guerre ?

Une pensée pour eux et pourquoi pas une évocation dans les médias.

Gérard Brazon

Publié dans HISTOIRE CONTEMPORAINE

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