Gardien de notre Mémoire, le Souvenir Français,
créé en 1887 reconnu d'utilité publique depuis 1906, est une des plus anciennesassociations privées françaises.
Souvenir Français Comité de Puteaux
Madame Den Marais-Hayer
Président du comité du
Souvenir Français de
Puteaux
21 rue Roque de Fillol
92800
Puteaux
Tel : 06 09 17 89 11
souvenirfrancaisputeaux@gmail.com
Afin d’accomplir sa mission, le comité du SOUVENIR FRANÇAIS de Puteaux aura toujours besoin du concours désintéressé de toutes celles et ceux qui accepteront de rejoindre ses rangs. Le Souvenir Français observe la plus stricte neutralité tant au point de vue politique, confessionnel que philosophique.
Médaille du
Souvenir Français,
par Arthus Bertrand
La Flamme du Souvenir
aux générations
successives
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Gardien de notre Mémoire, le Souvenir Français,
créé en 1887 reconnu d'utilité publique depuis 1906, est une des plus anciennesassociations privées françaises.
C’est avec tristesse que nous avons appris le décès le 26 Mai 2012,de notre ami Claude BERNARD , ancien combattant, membre du SOUVENIR FRANCAIS, et de la F.N.A.C.A. Nous nous souviendrons longtemps de cet homme qui fut l’un des premiers fidèles à rejoindre en Avril 1999 le Comité lors de sa restructuration par Madame le Président Den MARAIS HAYER.
Nous présentons a tout les membres de sa famille, nos plus sincères condoléances.
Jean Michel FOUQUET, Vice Président.
Fidèle a ses valeurs, le Souvenir Français a honoré ce 8 Mai 2012, les vainqueurs de la seconde guerre mondiale et les 55 millions de victimes d’une pensée totalitaire, aux coté de Monsieur Vincent FRANCHI, Conseiller Général et Maire-adjoint a la jeunesse, de Monsieur Franck CAVAYE Maire - adjoint aux anciens combattant et de Monsieur Michel ROUX Vice Président de l’O.M.A.C.et Président de la FNACA.
Précédant la Marseillaise et la sonnerie aux Morts ,dans un profond moment de recueillement un dépôt de gerbe fut déposé au nom du Comité par Madame Den MARAIS HAYER, Président, de Monsieur Jean Michel FOUQUET, Vice Président, et de Madame Françoise GEFFRAY, Secrétaire de l’UNC.
Nous remercions l’ensemble de nos Elus, les Présidents d’associations et les nombreux parents d’adolescents du Conseil Communal des Jeunes, soucieux de transmettre à leurs enfants le sens des responsabilités et ce nécessaire devoir de mémoire pour la préservation d’une paix toujours fragile.
Jean-Michel Fouquet, le Vice-Prèsident
mai2012 © Photos de Ph.Coudeyrat
Le SOUVENIR FRANÇAIS compte 200.000 membres actifs, regroupés dans 1.700 comités qui recouvrent la totalité du territoire national, départements et territoires d'Outre Mer compris.
Les comités sont constitués au niveau des arrondissements dans les grandes villes, des villes et des cantons. Outre ces membres, de nombreuses associations locales sont affiliées au SOUVENIR FRANÇAIS au niveau départemental (associations d'anciens combattants, de jeunes, scouts, sportives etc.…) ; elles représentent environ 100.000 personnes au total. Les présidents de comité sont élus, l'élection étant ratifiée par le président général.
Au niveau départemental, un délégué général, nommé par le président général, administre l'association dans son département.
Au niveau national, un conseil d'administration nommé par l'assemblée générale désigne un comité directeur, dont le président général. Ce comité directeur administre l'association.
Le carré Militaire
La Municipalité et Madame Joëlle Céccaldi-Raynaud Député-Maire de Puteaux
et Madame le Commissaire de Puteaux
Discours de Monsieur Franck Cavayé Maire-adjoint de Puteaux
Représentation du Conseil Communal des Jeunes
Dépots de gerbes des differentes Associations d'Anciens Combatants
Remise des Médailles de la Ville par
Madame Joëlle Ceccaldi-Raynaud Député-Maire de Puteaux
Avec la participation de Madame Den Marais-Hayer
Président du Souvenir Français Comité de Puteaux
© Reportage photographique réalisé par notre ami Christian Buis/F.N.A.C.A
-PUTEAUX
Je voudrais rendre hommage à Gaston Garino, un homme qui fût l’un des piliers de notre ville depuis quarante ans en tant qu’adjoint au Maire à la ville mais aussi en tant que citoyen, commerçant et acteur de cette ville.
Chaque matin il était dans les rues de la ville, observait,
rendait compte, agissait en permanence. Cette forte personnalité au caractère bien trempé vient de rejoindre ses ancêtres.
Monsieur Gaston Garino avait vécu plusieurs vies. Ce n’était pas un homme de l’héritage. Ce n’était pas un fils à papa, il s’était fait tout seul, à la force de son caractère.
Résistant à 17 ans, il avait pris sa part dans la réalité de la guerre. Pour autant, il ne vous inondait pas de ces faits d’armes, il ne vous noyait pas de ces « grands hommes » qu’il avait rencontré.
A la sortie de la guerre, il reprit des études et devint ce que l’on appelait autrefois un "ingénieur maison". C’était une époque ou un valeureux, un ambitieux, dans le bon terme de l’expression, pouvait de Manœuvre devenir Ouvrier Qualifié, Technicien et même, patron de son entreprise, pour peu que vous en ayiez les qualités et les capacités.
Amoureux des voitures et de la mécanique, il créa à Puteaux sa propre entreprise. C’est là que l’ancien Maire le trouva et lui proposa de le rejoindre dans son équipe municipale en 1971. Il y resta 40 ans, jusqu’à la fin. Fidèle à la ville. A cette ville qu’il aimait passionnément.
Je l’ai souvent vu ces derniers mois avant qu’il ne soit obligé de rester chez
lui. De rester auprès de ceux qui ont su lui prodiguer les soins, l’affection et une présence permanente jusqu’à ces derniers instants.
Je l’avais vu chez lui il y a un mois déjà. Déjà très affaibli physiquement, il avait gardé sa tête, son caractère. J’admirais cet homme qui, devant moi, se battait et c’est battu jusqu’aux derniers moments.
Je me souviens de ces derniers mois où j’ai eu l’honneur, à la demande de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, d’avoir pu l’aider à terminer son deuxième livre concernant le Marquis de Dion Bouton. Une œuvre considérable qui explique les grandeurs d’un homme, son génie, son inventivité. Grâce à Gaston Garino, j’ai appris tant de chose sur un domaine dont j’ignorais tout. D’un regard espiègle, il vous assénait des réalités oubliées volontairement ou non comme par exemple, cette invention des moteurs électriques plaçaient sur les roues en 1926. Il riait de vous voir surpris. Cette invention que l’on dit nouvelle aujourd’hui, était dans les cartons du Marquis de Dion Bouton. C'est Gaston Garino qui, dans ce livre puissant, a mis en lumière cette réalité, cette volonté à un moment de l'aventure industrielle, de mettre le tout pétrole en avant bien plus favorable aux Etats-Unis de l'époque. Il m'expliquait en ce temps là, la force de l'industrie du Marquis qui inondait le marché américain de ces voitures bien plus performante que la Ford T d'Henri Ford. Tout celà est oublié, Monsieur Gaston Garino le met en lumière.
J’ai, par la suite, participait à son troisième livre sur les peintres de Puteaux. Là aussi, j’ai appris et découvert tant de choses. Cet homme avait une culture gigantesque qui avait comme guide, la seule curiosité et l’amour de l’étonnant !
De fait, sa culture forte allait de la mécanique à la peinture en passant par la poésie. Il faisait partie de ces autodidactes qui vous renversaient par leur connaissance. Pour autant, il ne vous écrasait pas de sa culture. Pourtant, il aurait pu le faire mais cet homme avait la conscience de lui-même et des autres.
Pendant ces derniers mois, j’ai découvert l’homme au-delà de l’adjoint au Maire que je côtoyais alors en tant que Conseiller Municipal à une certaine époque. J’ai découvert l’homme sensible, l’homme aimant la vie, le père, le mari.
Monsieur Gaston Garino avait cette soif de la vie sans avoir peur de la mort. Ce qu’il craignait par dessus tout, c’était l’incapacité d’être lui-même. Ce grand bonhomme, cheveux long comme un étendard, marchant droit et vous regardant droit dans les yeux. Ce qu’il redoutait c’était de présenter une image de lui-même qui n’était pas lui-même. Ce que je comprenais fort bien. Parce qu’au-delà du physique, il y a l’esprit. L’esprit de Gaston Garino n’acceptait pas la diminution physique. C’était une évidence. Mais courageux, il faisait face. Ses yeux ne trompaient pas. Gaston Garino était là dans ce regard. Il s’est battu jusqu’au bout, totalement. Même la mort a dû apprécier ce combat de tous les jours.
Il n’avait pas peur de la mort, car il savait me disait-il, la chance qu’il avait eu de vivre pleinement sa vie. Une vie pleine d’événements dont il a su utiliser et parfois retourner quand ceux-ci étaient défavorables.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille et il faut de l’intelligence, du courage pour affronter les eaux tumultueuse et refuser la fatalité. C’était un homme dompteur de fleuves. Tout à l’opposé des fatalistes. Il me disait la chance d’avoir rencontré des femmes et des hommes de grands talents. D’avoir aimé les femmes et d’avoir rencontré sa femme et d'avoir donné la vie à sa fille qu'il aimait tant. Nous avons parlé très souvent de la vie, de la mort et de ces êtres chers qui ont fait son bonheur. Ce n’est pas la mort qui l’effrayait mais le fait de laisser tous ceux qu’il aimait profondément derrière lui. Tout cela dit avec une grande pudeur. Gaston n'était pas un homme qui s'apitoyait ou se glorifiait. Sa famille était son jardin secret. Dans ces moments là, il laissait les anges passer lentement. J'étais patient. Il rassemblait ses souvenirs, puis il reprenait la parole soit sur sa vie soit sur son livre. Merci Gaston de m'avoir offert ces moments.
Quand nous nous promenions dans la ville, quand nous allions boire un café, de nombreux putéoliens venaient le saluer avec respect. Cet homme, cet adjoint au Maire, Monsieur Gaston Garino était apprécié si ce n’est aimé, par la population. Il va manquer à la municipalité. Il va manquer dans les couloirs de la Mairie, il va manquer dans les rues de notre ville. Il va nous manquer à tous.
Alors mon humble hommage, ma modeste contribution ne sera certainement pas grand chose parmi d’autres hommages bien plus talentueux que le mien.
Je voudrais remercier la présidente du Souvenir Français Madame Den Marais-Hayer de m’avoir ouvert son site pour pouvoir rendre hommage à ce grand bonhomme qu’était Gaston Garino.
Monsieur Gaston Garino déjà fatigué, avait tenu à être présent à l’assemblée générale du Comité du souvenir Français. Il était décoré de la légion d’honneur. Il était attaché aux souvenirs des armées, de la résistance. C’est donc également un hommage du Souvenir Français.
Gérard Brazon
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